La pierre de l’Ile Saint-Paul

Noyarey a un lien particulier avec une île de l’océan indien, l’île Saint-Paul, où il y a plus de 150 ans un nucérétain appelé Jean-Baptiste Pellefournier séjourna comme soldat et laissa de son passage une inscription sur une pierre.

La découverte de Jean-François Le Mouël, archéologue, a été intégrée à un projet d’envergure, porté par les Terres Australes et Antarctiques Françaises, la Région Réunion, le laboratoire archéologique LC2R de Draguignan (le laboratoire a été durant plusieurs années le dépôt des expéditions de JF Le Mouel). Ce projet, piloté par Jacques Rebière, chef du projet scientifique, a été formalisé et validé en janvier 2009. Il est né de la volonté de restituer au public des aventures humaines et scientifiques qui se rattachent à ces territoires, en dépassant la confidentialité de la mission antérieure CNRS, avec notamment la valorisation du patrimoine industriel lié à l’exploitation de la pêche à la baleine, axée sur la mémoire ouvrière.

En 2009 un conventionnement sur 5 ans entre les différents partenaires a été établi pour pérenniser la démarche. Une personne a été recrutée pour regrouper les données historiques (archives) et archéologiques (fouilles) à partir du travail de Jean-François Le Mouel, aujourd’hui à la retraite. Il s’agit de Nathalie Moreigneaux, dont la mission a débuté en 2009. Une préoccupation environnementale (dégradation accélérée) et la nécessité de préserver et de conserver les traces ont conduit au choix de la numérisation et non des moulages comme proposé initialement.

C’est ce qui a permis à Noyarey de bénéficier de l’opération de recueil de données effectuée en 2010 par le cabinet Perazio de Moirans, pour une restitution en 3D de la pierre.

 

> Accéder au rendu 3D de la pierre