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BOIS DU GÉLINOT

Dans le cadre du chantier d’aménagement de l’A480 par AREA, des démarches de compensation des impacts écologiques sont engagées, ainsi que des mesures d’accompagnement environnementales. C’est dans ce cadre que des travaux forestiers ont lieux dans le bois du Gélinot, en partenariat entre la commune et la société concessionnaire de l’autoroute A480. 

Un peu d’histoire : 

Le ruisseau du Gélinot, anciennement bras secondaire de l’Isère, traverse l’un des derniers boisements, à l’origine alluvial, de l’agglomération grenobloise. Suite aux travaux de dragage de l’Isère (1950- 1980), puis aux travaux du barrage de Saint-Égrève (1990), le ruisseau du Gélinot n’est plus alimenté par l’Isère, ni par sa nappe alluviale. Déconnecté hydrauliquement et n’étant donc plus soumis à la dynamique fluviale de l’Isère, le bois du Gélinot a ainsi évolué progressivement vers des boisements accueillant de plus en plus d’essences qui ne sont pas typiques des forêts alluviales et pouvant être invasives comme le Robinier faux acacia. 

La société spécialisée dans la maîtrise d’œuvre de travaux écologiques Biotec de Lyon a été mandatée par AREA pour mettre en place et suivre ces travaux forestiers. Deux équipes au sein du boisement interviennent ainsi simultanément cet automne pour réduire la place prise par ce Robinier faux acacia. La première est ciblée sur des travaux forestiers mécanisés.

La seconde intervient dans les secteurs les moins accessibles du boisement et réalise des travaux plus fins d’abattage, de débardage et de dessouchage avec trois chevaux : deux Franc-comtois (Tendresse et Denver) et un Trait du Nord (Aramis). Ce traitement sera poursuivi au printemps prochain par des actions de dévitalisation des souches. 

Le débardage au cheval est une technique de sylviculture qui consiste à transporter des arbres abattus de leur lieu de coupe vers une zone de dépôt à l’aide d’un cheval. Plus respectueux des sols et moins gourmand en carburants, le débardage à cheval se retrouve aujourd’hui en phase avec les préoccupations écologiques. 

L’étape suivante sera la mise en place de plantations à partir de jeunes plans prélevés directement dans le boisement. Des espèces locales comme l’Orme, le Chêne et le Frêne seront utilisées. 

Photos : © Fabrice Grondeau