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Chenilles processionnaires

La vigilance de certains d’entre vous a permis d’identifier la présence de nid de chenilles processionnaires dans certains jardins privés de Noyarey.

Les « chenilles processionnaires » sont les larves d’un papillon nocturne.
Ces larves naissent sur les branches de nos Pins entre juillet et septembre de chaque année. Outre le fait qu’elles entraînent une défoliation et un dépérissement de l’arbre, elles provoquent des dégâts sur certaines personnes allergiques ou asthmatiques, ainsi que sur les enfants, via ses poils urticants microscopiques reliés à une glande à venin. Si votre animal de compagnie (particulièrement les chiens et les chevaux) en ingère une, il peut en mourir et il faut se rendre au plus vite chez le vétérinaire après avoir constaté l’ingestion.

Pour lutter contre la « chenille processionnaire du Pin », la solution choisie par la commune sur les espaces dont elle est propriétaire est la pose de « pièges écologiques » qui sont remplacés chaque année et dont le système de fixation est réutilisable. Ils sont efficaces à plus de 95 %.

Ces pièges doivent être posés à partir du mois de février et avant le mois de juin, pour être le plus efficace et pour récupérer les larves naissantes qui descendent des Pins (et parfois des Cèdres) sur lesquels elles ont été pondues. Les pièges doivent dans tous les cas rester en place entre juin et septembre de chaque année.
Attention : une fois les chenilles éliminées, il est pertinent de procéder à l’enlèvement et à la destruction des nids qui restent dans les arbres, en utilisant une protection rigoureuse qui empêchera tout contact avec les poils urticants et en brulant les nids ainsi récupérés. En effet, ces nids restent dangereux puisqu’ils contiennent des millions de poils urticants. Par ailleurs, leur présence ne permet pas de savoir si l’arbre concerné à bien été traité.

Il existe aussi des « chenilles processionnaires du Chêne » qui génèrent les mêmes problématiques.
Les solutions pour lutter contre cette chenilles ne sont actuellement pas connue avec précision. Il est donc conseillé de favoriser l’installation de prédateurs naturels de ces parasites (mésange, merle, fauvette, hérisson… ce dernier étant en voie de disparition) ou d’utiliser un insecticide biologique comportant le Bacillus thuringiensis mais dont la toxicité sur les animaux à sang chaud n’est pas nulle…